Les éditions Raisons d’Agir présentent : Les coulisses de l’État social par Delphine Serre

Auteur bourdieuhommag dans S'Informer, Lire, Re-découvrir — bourdieuhommag mar 16 juin 2009 16:29

Les éditions Raisons d’Agir présentent, vendredi 19 juin 2009 à 20 heures, au Lieu Dit (6, rue Sorbier, 75020, métro Ménilmontant) l’ouvrage de Delphine Serre (Centre de sociologie européenne, Université Paris 1 et EHESS) :

Les coulisses de l’État social.
Enquête sur les signalements d’enfant en danger

« Dépensier », « inefficace », l’État social est la cible d’attaques récurrentes et l’objet de multiples réformes. Mais que sait-on des professionnels qui œuvrent en son nom au quotidien ? Comment font-ils face aux changements incessants de leurs conditions de travail ?

Au cours d’une longue enquête dans plusieurs services sociaux, la sociologue Delphine Serre a choisi comme fil directeur les signalements d’enfant en danger qui sont envoyés à la justice. Entre 1994 et 2006, le nombre de mineurs concernés a quasiment doublé. À travers ces signalements on découvre les savoirs et les pratiques, les règles juridiques et les normes éducatives qui guident les assistantes sociales chargées d’identifier les désordres familiaux. La décision de faire appel au juge dépend aussi du contexte de travail, de l’appartenance générationnelle et de la trajectoire de ces agents.

Partagées entre le souci d’agir et la peur d’aggraver des situations déjà dramatiques, les assistantes sociales doivent surmonter leurs doutes et trancher. Elles sont d’autant plus déstabilisées qu’elles sont soumises à un nombre croissant d’injonctions, parfois contradictoires, et disposent de peu de ressources pour venir en aide à un public de plus en plus précarisé. Derrière leur réticence ou au contraire leur empressement à signaler apparaissent les causes structurelles du « malaise » des travailleurs sociaux.

En nous faisant entrer dans les coulisses de l’État social, ce livre permet de comprendre l’épreuve que traversent les professions du public qui, sur le terrain, sont confrontées au désarroi des familles tout en voyant leurs moyens d’action se réduire.

Actes de la recherche en sciences sociales, juin 2009 - n°178, Interrogatoire

Auteur bourdieuhommag dans S'Informer, Lire, Re-découvrir — bourdieuhommag mar 16 juin 2009 1:05

Actes de la recherche en sciences sociales, juin 2009 - n°178, Interrogatoire , juin 2009, Éditions SEUIL


juin 2009 - n°178 - Interrogatoire

4 Interrogatoire. Forme élémentaire de classification
Proteau Laurence

12 L’économie de la preuve en pratique
Les catégories de l’entendement policier
Proteau Laurence

28 Le paradoxe du contrôleur
Incertitude et contrainte institutionnelle dans le contrôle des assistés sociaux
Dubois Vincent

50 Le monde du travail comme jugement et représentation
Les conseillers prud’hommes en audience
Michel Hélène - Willemez Laurent

62 La remise en ordre symbolique de l’institution
Les conseils de discipline dans l’enseignement secondaire
Geay Bertrand - Oria Nathalie - Fromard Louise

80 Les signes de l’élection
Repérer et vérifier la conformation des dispositions professionnelles des élèves éducateurs spécialisés
Bodin Romuald

88 Inversement des positions et ré-enchantement de l’interaction
La relation d’enquête dans les sondages et les études de marchés
Caveng Rémy

100 Les modalités de l’embauche dans une multinationale des loisirs
Réau Bertrand


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(G.Q.)

parution: La protestation étudiante. Le mouvement du printemps 2006

Auteur bourdieuhommag dans S'Informer, Lire, Re-découvrir — bourdieuhommag mer 10 juin 2009 15:38

La protestation étudiante. Le mouvement du printemps 2006, sous la direction de Bertrand Geay, Éditions Raisons d’agir, juin 2009

Le Mot de l’éditeur :
Au printemps 2006, une mobilisation étudiante et lycéenne de grande ampleur, au centre d’un mouvement interprofessionnel réunissant la quasi-totalité des grandes organisations syndicales, conduisait au retrait du « contrat première embauche » (CPE). Cette victoire marquait une rupture après des années de reculs sur le terrain de la défense de l’Etat social et permettait d’espérer en la reprise du « mouvement social ».

Cette mobilisation de la jeunesse scolarisée a surpris et démenti la représentation commune d’une jeunesse « dépolitisée » et repliée sur elle-même. Surgissait au contraire une génération intéressée aux questions sociales et économiques, préoccupée de son avenir, et soucieuse de la conduite des choses politiques.

Produit d’une recherche collective, cet ouvrage dissèque de l’intérieur le déroulement de cette mobilisation en s’appuyant sur un dispositif d’enquêtes multiples, à la fois monographique et statistique, local et national. La décomposition analytique de ce qui apparaît comme une sorte de « fait social total » devient possible : toute une série d’aspects traités le plus souvent de façon séparée peuvent être saisis dans leur logique d’ensemble, et l’on est en mesure de comprendre ce qui conduit d’ordinaire la jeunesse scolarisée à supporter le sort qui lui est fait ou, dans certaines circonstances, à ne plus l’accepter.

Ces analyses se révèlent précieuses pour comprendre la crise du système scolaire et universitaire, ainsi que les mouvements qui sont en train de se développer face à des réformes actuelles.

Table

Quand la jeunesse se révolte 9
Bertrand Geay

Résurgences et déplacements 11
Une méthodologie composite 13
Un cas expérimental 15
La décomposition analytique d’une protestation 17

Les conditions de la révolte 19
Romuald Bodin

L’assignation à la précarité 22
Le destin économique d’une génération 23
La fabrique de l’incertitude 28
Désillusions et déclassements 31
Des lieux critiques 35
Une politisation distante 36
Réévaluation du politique, dévaluation des politiques 38

Le « coup du blocus » 43
Romuald Bodin, Bertrand Geay, Vincent Raynaud

La surmobilisation des villes moyennes 47
Le cas poitevin 50
De la question des « postes » à celle du CPE 52
Un groupe d’entrepreneurs politiques 54
L’appel à la « communauté étudiante » 56
Un discours ajusté 58
« Bloqueurs » contre « anti-bloqueurs » 60
L’espace social du groupe mobilisé 61
L’attachement au public 64

La démocratie « No logo » 69
Bertrand Geay, Nicolas Lefol, Mathieu Morichon

La mise en scène de l’espace public 72
La structuration d’un style politique 74
Conflit et fabrication du sens du mouvement 80
Un discours incarné 87

Faire corps 97
Jérôme Camus, Bertrand Geay, Nicolas Lefol

La solidarité organique des « bonnes volontés » 101
Le déploiement du style de la lutte 107
La maîtrise pratique du répertoire des pratiques 113
À « corps perdu » dans le mouvement 121
Une parenthèse dans le rapport au monde 123

Heurs et malheurs médiatiques 129
Jérôme Camus

Un cadrage politique : le « mouvement contre le CPE » 133
Les luttes pour le contrôle de la représentation 137
La structuration des principes de division du mouvement 142
Lorsque s’impose la « jeunesse » 146

La mémoire des « feux de paille » 151
Romuald Bodin, Jérôme Camus, Bertrand Geay

Les trois formes de la mémoire 155
Le souvenir comme typification 156
Les objets de la mémoire 162
L’institution de la mémoire militante 165
Un mouvement bis ? 168

Contribution à une sociologie de la pratique protestataire 175
Bertrand Geay

Des conditions de possibilité à la production des cadres 177
Le sens pratique protestataire 180
Engagement et distanciation 182

Annexes

1. L’enquête par entretiens et par observations 185
2. L’enquête par questionnaire 202
3. Enquête complémentaire sur les principaux membres de la coordination locale 217
4. L’exploitation de la presse 221
5. Chronologie du mouvement à l’échelle nationale et locale 228
6. La « pictavienne » et autres chansons 232
7. Un professeur de philosophie en colère 235

Liste des sigles 238
Liste des tableaux et graphiques 239
Bibliographie 241


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(G.Q.)

à paraître: L’espace intellectuel en Europe, XIXème-XXème siècles

Auteur bourdieuhommag dans S'Informer, Lire, Re-découvrir — bourdieuhommag mer 3 juin 2009 21:29

L’espace intellectuel en Europe , XIXème-XXème siècles, sous la direction de Gisèle Sapiro, La Decouverte, juin 2009

Le Mot de l’éditeur : L’espace intellectuel en Europe

Malgré un héritage prestigieux, l’espace intellectuel européen peine à émerger. Les obstacles à sa formation s’inscrivent dans l’histoire de la constitution des États-nations, qui a désintégré la communauté savante européenne. Oscillant entre particularisme et universalisme, l’espace de la culture lettrée se différencie alors aussi entre un pôle littéraire ancré dans la tradition humaniste et un pôle scientifique vers lequel se tournent les sciences sociales naissantes.
Cet ouvrage propose un état des lieux et une réflexion sur cette histoire, marquée par l’essor des professions intellectuelles, la division du travail d’expertise, la circulation des œuvres et des modèles, l’émergence de la figure de l’intellectuel engagé, la compétition entre États-nations, la mise en place de la coopération intellectuelle internationale, les mobilisations politiques transnationales (lutte antifasciste, Mai 68) et, plus récemment, la mondialisation. Il réunit des historiens de la culture et de la littérature, des sociologues et des poli-tistes des différents pays dans une démarche résolument pluridisciplinaire, qui articule comparaison et étude des échanges, méthodes quantitatives et qualitatives. Les échelles varient de la longue durée – la formation d’un espace européen de la connaissance – au temps court de l’événement – Mai 68 –, en passant par les processus à moyen terme, tels que la transformation des champs intellectuels en Europe aux XIXe et XXIe siècles, leur internationalisation, l’évolution des relations culturelles.
Véritable défi pour la recherche historique, l’étude de cet héritage et sa réévaluation re-présentent aussi un enjeu culturel et politique pour l’avenir de la construction européenne.


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(G.Q.)

écoutez: Colloque L’art et la mesure

Auteur bourdieuhommag dans S'Informer, Lire, Re-découvrir — bourdieuhommag sam 23 mai 2009 0:42

écoutez: Colloque L’art et la mesure : Histoire de l’art et approches quantitatives, sources, outils, méthodes
Organisé par : Béatrice Joyeux-Prunel (ENS)


2008
Mercredi 3 décembre

Ouverture : État des lieux (9h-10h30)

Introduction : Béatrice Joyeux-Prunel (Ens)

Robert Jensen (Univ. of Kentucky) : Disaggregating the Aggregate : The Question of Measures in Quantitative Art History

Gisèle Sapiro (CNRS, CSO) : Mesures du littéraire : approches sociologiques et historiques

Séverine Sofio (EHESS/Paris I) : Créer, compter. Panorama critique de l’usage du quantitatif en art

Marchés, prix et valeurs (11h-12h30)

Modérateur : Pierre François (CSO)

Luc Champarnaud (IUT de Lens, Université d’Artois/ EQUIPPE-GREMARS, Université Lille 3) et Céline De Potter (Université de Lille 3 et Université Libre de Bruxelles) : Valeur des acquisitions des artistes belges par l’État français, 1890-1940

Julie Verlaine (Paris I) : La construction de la valeur marchande - Le cas Manessier : Comment mesurer les stratégies marchandes de l’« officialité parallèle » ?

Belén Mazuecos (Univ. of Granada), Marilena Vecco (Univ. of Ca’ Foscari, Venice) : Contextual art and hedonic price indexes : to be or not to be marketable ?

Trajectoires et réseaux (14h-17h)

Modérateur : Pr. Christophe Charle (PAris I / IHMC)
- Cartographies (14h-15h)

Alain Bonnet (Université de Nantes) : L’artiste en voyage – Prix du Salon et bourses de voyage

Blaise Wilfert (Ens) : Faire des cartes avec des textes
- Réseaux (15h30-17h)

Björn-Olav Dozo (Univ. de Liège) : Autonomie et indépendance du sous-champ littéraire belge - francophone de l’entre-deux-guerres

Pierre François (CSO, CNRS) : Carrières critiques et morphologie éditoriale : un néo-professionnalisme de la gratuité

Karim Hammou (SHADYC - EHESS Marseille) : Artistes, professionnels, stars. L’histoire du rap français au prisme d’une analyse de réseau Jeudi 4 décembre : L’approche quantitative changera-t-elle l’histoire de l’art ?

Jeudi 4 décembre

Qu’est-ce qu’une bonne base de données ? (9h-10h30)

Modérateurs : Claire Lemercier (IHMC, CNRS) et Béatrice Joyeux-Prunel (E.n.s.)

Avec Laurent Chastel (Laurentchastel.com), Pierre Vernus (Université de Lyon-II, Système modulaire de gestion de l’information historique — SyMoGIH —), Annie Verger (CNRS), Solveig Serre-Barrucand (http://chronopera.free.fr)

De l’inventaire à la base de données : nouvelles problématiques (11h-12h30)

Modérateur : Catherine Chevillot (musée d’Orsay)

Claire Barbillon (Université de Paris X-Nanterre) ; Jean-François Depelsenaire (Videomuseum) ; Lisa Dieckmann (université de Cologne), Lucie Goujard (Université de Lille 3), Sophie Annoepel-Cabrignac (projet AGORHA, INHA)

Relire l’histoire de l’art (14h-15h30)

Modérateur : Béatrice Joyeux-Prunel (Ens)

Anne Moignet-Gaultier (Paris X-Nanterre) : Des bases de données des restitutions archéologiques à la représentation de l’architecture antique

Victor Ginsburgh (Université Libre de Bruxelles et CORE, Université catholique de Louvain), François Mairesse (Musée de Mariemont) et Sheila Weyers (Université catholique de Louvain) : De la narration à la consécration. L’exemple de la peinture flamande de Van Eyck à Rubens

Jorgelina Orfila (Texas Tech University) : Measuring the Chester Dale Collection and the Canon of Modern Art L’histoire de l’art a-t-elle peur du quantitatif ? (16h-18h)

Modérateur : Didier Rykner (latribunedelart.com)

Avec Philippe Bordes (INHA), Catherine Chevillot (Musée d’Orsay), Pr. Hubertus Kohle (Ludwig Maximilian Universität, Munich), Pr. Pierre-Michel Menger (CNRS, EHESS, CESTA), Pr. Mercedes Volait (In Visu, L’information visuelle et textuelle en histoire de l’art : nouveaux terrains, corpus, outils, INHA).

Vendredi 5 décembre : Défis pour l’approche métrique

Tenter une histoire des goûts par la mesure (9h30-12h30)

Modérateur : Ségolène Le Men

Dr David Humphrey (Centre for Jewellery Research, Royal College of Art, Kensington Gore, London) : Boundless configurations : analysing fashions, styles and taste in late Medieval Northern European jewellery

Martina Frank (Università Ca’ Foscari Venezia) : La nouvelle matière : mesurer et juger la peinture dans la République de Venise

Célia Fleury (IRHIS-CNRS, Lille): Proposition de méthodologie pour l’étude du goût d’un groupe social : l’exemple de l’élite noble flamande à la fin du XVIIIe siècle

Eva Bouillo (Paris X-Nanterre) : Le Salon ou l’histoire des goûts et des modes : analyse thématique des œuvres exposées en 1827

Stéphanie Wintzerith (eMotion) : eMotion : mesurer la réaction du public dans une exposition d’art La création est-elle quantifiable ? (14h)

Modérateur : Blaise Wilfert

Charlotte Guichard (CNRS, IRHIS, Lille) : La mesure du nom ? La signature du peintre au XVIIIe s

Solveig Serre-Barrucand (Paris I) : Le répertoire de l’Opéra de Paris (1669–1989)

Art, mesure et hiérarchies (15h30-17h)

Modérateur : Pierre-Michel Menger (CNRS, EHESS, CESTA)

Sébastien Dubois (CESTA, EHESS / ESC Rouen) : La mesure de la réputation des poètes

Annie Verger (Centre de Sociologie européenne) : Mesurer l’art sans compter. Les méthodes d’évaluation quantitative en question

Philippe Chantepie (Conseil national de l’information statistique) : Quels indicateurs pour quelles politiques culturelles ? Enjeux politiques des pratiques de mesure


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(G.Q.)

Parution: François Denord et Antoine Schwartz, L’Europe sociale n’aura pas lieu

Auteur bourdieuhommag dans S'Informer, Lire, Re-découvrir — bourdieuhommag sam 9 mai 2009 20:11


L’Europe sociale n’aura pas lieu
François Denord et Antoine Schwartz
Éditeur: Raisons d’Agir

- table des matières :

7 Introduction

13 L’Europe à l’heure américaine
Le maelström de la Guerre froide, 16. – L’empreinte
de Washington, 23. – La communauté
des « conjurés », 30. – Europe européenne ou
atlantique ?, 38.

45 L’Europe du marché
Quand les Pèlerins marchent vers Rome, 48.
– Le creuset allemand : l’ordolibéralisme, 57.
– Le traité de Rome ou la naissance du marché
institutionnel, 62. – L’enclenchement d’une
dynamique communautaire, 67.

77 L’Europe accomplie
1979, l’Europe carbure au cassis, 80. – Avant le
marché unique : la pensée unique, 88. – En
route pour Maastricht !, 93. – Le prix de l’euro,
104. – Le nouvel ordre économique européen,
110.

119 Conclusion

125 Références

A l’instar de Nessie, le sympathique monstre du Loch Ness, l’Europe sociale soulève les passions sans que jamais son existence n’ait pu être prouvée.
Dans les eaux glacées du grand marché, ses chances de survie sont pourtant minces. Sa mythologie n’a qu’une raison d’être: elle insuffle un supplément d’âme à une Europe qui flotte en apesanteur, au-dessus des peuples. Dès les années 1950, la construction européenne fut l’autre nom donné au rétablissement du libre-échange. Elle prend racine dans un projet conservateur porté par des élites atlantistes soucieuses de dompter sous le fouet de la concurrence les soubresauts du Vieux continent.
Cette empreinte s’est avérée indélébile, malgré les élargissements successifs du périmètre de L’Union. Une Europe libérale ne saurait, comme par magie, se muer en Europe sociale. Sauf à envisager une refonte complète de ses institutions et de ses principes. Ce à quoi invite ce livre qui dissipe bien des illusions et permet de découvrir les possibles écartés sur le chemin de l’histoire.


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(G.Q.)

à paraître: Frédéric Lordon, La crise de trop. Reconstruction d’un monde failli

Auteur bourdieuhommag dans S'Informer, Lire, Re-découvrir — bourdieuhommag mar 21 avr 2009 1:32

Frédéric Lordon
La crise de trop. Reconstruction d’un monde failli
Editions Fayard
Date de Parution : 27/05/2009

Présentation de l’Éditeur

Alors même qu’elle n’a pas encore épuisé ses développements propres, la crise financière s’est déjà dépassée elle-même. Elle s’est dépassée économiquement en une récession meurtrière. Elle s’est dépassée politiquement car le dérèglement financier finit par apparaître pour ce qu’il est vraiment : le symptôme d’un dérèglement d’une tout autre nature et d’une tout autre échelle. C’est un modèle d’ensemble qu’une sorte de « catalyse par les points extrêmes » rend d’un coup visible, et surtout odieux. Comment la société a-t-elle pu tolérer si longtemps de tels niveaux d’inégalités ? Pourquoi a-t-il fallu atteindre le point d’obscénité de l’enrichissement de la finance pour produire enfin une mise en question ? Quelles forces ont œuvré si longtemps à installer et défendre pareille configuration du capitalisme ? Et aussi, maintenant, quelles sont les voies de sortie, à quelles transformations radicales faut-il procéder ? Le livre fait des propositions. De la refonte totale des structures bancaires en un « système socialisé du crédit » jusqu’au desserrement des deux contraintes qui écrasent le salariat – celle de la rentabilité actionnariale et celle de la concurrence internationale sans rivage –, il s’agit de saisir l’opportunité historique d’une « nouvelle donne », seule à même de dénouer une crise sociale extrême.

Frédéric Lordon est directeur de recherche au CNRS ; ses travaux portent sur le capitalisme financiarisé. Il développe également un programme de recherche spinoziste en sciences sociales. Derniers ouvrages publiés : Conflits et pouvoirs dans les institutions du capitalisme (dir.), Presses de Sciences Po, 2008 ; Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Raisons d’agir, 2008.


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(G.Q. Merci à Frédéric Lordon pour le titre définitif)

Parution du n°36 de Regards Sociologiques: Production, diffusion et réception des sciences

Auteur bourdieuhommag dans S'Informer, Lire, Re-découvrir — bourdieuhommag ven 17 avr 2009 18:32


Parution du n°36 de Regards Sociologiques: Production, diffusion et réception des sciences

numéro 36 (2008)

Au sommaire du n°36 Production, diffusion et réception des sciences sociales (2008)

Christian de Montlibert
“Les sciences sociales et les transformations des systèmes universitaires”

Christian de Montlibert
“L’hétéronomie du champ de la sociologie”

Fabienne Pavis
“L’évolution des rapports de force entre disciplines de sciences sociales en France : gestion, économie, sociologie (1960-2000)”

Brice Le Gall, Charles Soulié
“Note démographique : sociologie et philosophie, étude comparée de leurs évolutions socio-démographiques”

Gérald Houdeville
“De la vocation à l’emploi. Dispositions générationnelles et contextuelles à l’exercice du métier de sociologue après 1945”

Liliana Deyanova
“‘Le nouveau paradigme’ des sciences sociales vu de l’Est”

Rémi Lenoir
“Le moment Halbwachs. À propos de la réédition de l’ouvrage de Maurice Halbwachs et d’Alfred Sauvy, Le point de vue du nombre, 1936”

Michel Koebel
“Le rapport aux sciences sociales dans l’espace politique local”

Annie Lacroix-Riz
“Les manœuvres des cagots”


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(G.Q.)

17 avril, Julie SEDEL pour la présentation de son livre Les Médias & La Banlieue

Auteur bourdieuhommag dans Interventions sur second life — bourdieuhommag lun 30 mar 2009 18:19

17 avril, à 21H30, sur l’espace second life du collectif Pierre Bourdieu un hommage.

à l’invitation de Médias Critique et Pierre Bourdieu un hommage, Julie Sedel fera une présentation/discussion de son ouvrage Les Médias & La Banlieue

———————————————résumé du livre———————————————
Les médias lorsqu’ils traitent des quartiers défavorisés de banlieue accordent une place prépondérante aux faits divers de violence. Pourquoi cette focalisation qui donne une image négative de ces lieux ? Comment ceux qui sont sur le terrain réagissent-ils ? Ce livre se propose d’y répondre en analysant les évolutions de ces grands ensembles d’habitat social, les transformations du fonctionnement journalistique et la façon dont les acteurs locaux tentent de peser sur l’événement. Depuis les années 1980, le champ journalistique comme les quartiers HLM ont connu des transformations majeures : montée des logiques commerciales, promotion d’un journalisme professionnel sur un journalisme plus engagé et/ou spécialisé, pour le premier ; dégradation des conditions de vie, et, pour une fraction de la jeunesse, affirmation des logiques de défense du territoire et de l’honneur. Parallèlement, la médiatisation des quartiers sous un angle jugé stigmatisant a conduit des mairies et des associations de banlieues à mettre en place des « spécialistes de la dramatisation » chargés de produire une certaine représentation de ces quartiers à l’attention des journalistes. Mais quelles sont les limites (et les impensés) de ces luttes symboliques ?

Julie Sedel est docteure en sociologie de l’École des hautes études en sciences sociales (Paris). Le jury du Prix de la recherche de l’Inathèque lui a attribué une mention spéciale pour sa thèse dont ce livre est tiré. Elle organise depuis 2008 un atelier sur le journalisme au Centre de sociologie européenne (CNRS-EHESS). Elle a notamment travaillé sur les transformations du quotidien Le Monde.

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Suivez ces liens pour aller sur l’espace second life du collectif Pierre Bourdieu un hommage:

Comment s’inscrire ?

Second Life Registration

une fois inscrit et le logiciel téléchargé, on clic sur le lien suivant pour aller directement sur l’espace second life du collectif Pierre Bourdieu un hommage.


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(Gilbert Quélennec)

9 au 11 avril 2009, Festival 2009 du collectif Raisons d’agir Poitiers

Auteur bourdieuhommag dans S'Informer, Lire, Re-découvrir — bourdieuhommag ven 27 mar 2009 1:52


Festival 2009 du collectif Raisons d’agir Poitiers
se tient du 9 au 11 avril prochains : “J’ai rêvé d’un autre monde” - Luttes, espérances, utopies.


Festival Raisons d’agir 2009
« J’ai rêvé d’un autre monde »
Luttes, espérances, utopies
Projections, lectures, débats
du 9 au 11 avril 2009, à Poitiers
avec Annie Ernaux, écrivain, Gérard Mauger, sociologue
et de nombreux chercheurs en sciences sociales et documentaristes
En croisant le regard des écrivains, des sociologues, des historiens et des
documentaristes, nous souhaitons donner à voir et à comprendre les espérances politiques, de
leur émergence à leur mise en pratiques, des obstacles qu’elles rencontrent à ce qu’elles
livrent à la mémoire collective.
L’ensemble du festival est résolument ouvert au grand public à l’échelle locale. Nous
invitons également à participer à l’ensemble du festival les chercheurs, les réalisateurs ou un
public d’amateurs extérieurs à la ville ou à la région.
Programme
Jeudi 9 avril de 18h à 23h à l’Espace Mendès-France
Des années 1960 à aujourd’hui: espoirs, désillusions, aspirations individuelles et collectives
18h-19h30 : Projections
- “L’Idée” de Berthold Bartosch - 25min – 1932 – 16mm sur DVD - Musique de Arthur
Honegger.
«L’IDEE est un film de découpages animés, d’un genre assez curieux qui, sans avoir la
souplesse des dessins animés, rendait un son dur, approprié à son thème social. L’Idée,
merveilleuse femme nue, sortait du cerveau d’un homme et s’en allait de par le monde, suivie
bientôt par les opprimés à qui elle démontrait, par sa seule beauté, la laideur de la vie que
quelques «maîtres» leur avait forgée. » - Ado Kyrou -
- “La 6eme face du Pentagone” de Chris Marker et François Reichenbach - 28min – 1967 –
16mm sur DVD.
Tournant dans la radicalisation de la lutte aux États-Unis, la Marche sur le Pentagone du 21
octobre 1967 est filmée depuis la préparation dans les locaux de Greenwich Village jusqu’aux
affrontements, et la nuit dans les cellules des commissariats de Washington.
Tout, ici, garantit un point de vue, depuis la manière dont sont filmés les militaires (gros plans
sur les bottes, les regards vides, les mains crispées sur les fusils) jusqu’au commentaire où
l’humour n’est pas exclu. « J’ai changé » dit à la fin du film un manifestant qui, comme
l’indique le commentaire « est passé de l’attitude politique au geste politique ».
− Bernard Cohn -
- « 69% », court-métrage issu de la série 100jours, d’Isabelle Taveneau et Odile Magniez –
6min – 2007. Tourné pendant la manifestation du 8 mars (Journée Internationale des Femmes)
à Poitiers.
Buffet
20h30-23h : Soirée conviviale d’échanges et de réflexions
Lecture de Annie Ernaux, écrivain, extraits de son dernier ouvrage : Les Années
Dialogue avec Gérard Mauger, sociologue, directeur de recherche au CNRS
Tout au long de son oeuvre, Annie Ernaux n’a cessé de revenir sur son enfance dans un
café-épicerie de Normandie, sur l’expérience de l’ascension sociale et sur les moments les
plus importants de sa vie personnelle : adolescence, mariage, avortement, maladie ou mort des
proches. Dans Les Années, elle reprend le fil de cette entreprise proustienne, en saisissant le
temps qui passe, par une sorte d’autobiographie sociale et politique, des années d’après-guerre
à aujourd’hui. Avec elle, c’est une génération qui se raconte à l’imparfait, dans un style à la
fois dépouillé et poétique.
Ses ouvrages, et celui-ci tout particulièrement, n’ont cessé d’être en correspondance
avec la sociologie, lorsque celle-ci s’efforce de restituer les rapports entre le singulier et le
collectif, l’expérience de la domination et les conditions de possibilité de la résistance à la
domination.
Vendredi 10 avril de 10h à 18h à l’Espace Mendès-France
Les espérances politiques : journée d’études ouverte au grand public
En s’intéressant successivement aux conditions historiques et aux conditions sociales
de la production des espérances politiques, on s’interrogera sur la façon dont les expériences
collectives modifient les façons de se représenter la société, dans ces moments où la
conflictualité sociale et la solidarité au sein des groupes sociaux entrainent une recomposition
des affects et des visions du monde, lorsque l’on est davantage porté à percevoir son propre
avenir et celui de la société tout entière comme porteurs d’espoir. Une attention particulière
sera accordée aux moments de la vie et des parcours individuels où l’on est plus ou moins
porté à imaginer d’autres modes d’organisation de la vie sociale. Seront également pris en
compte les rapports entre groupes sociaux. Car c’est bien souvent de relations nouvelles entre
la production intellectuelle et l’expérience des groupes socialement dominés ou de la
rencontre des avant-gardes artistiques, scientifiques et politiques, que naissent ou se
réinventent des conceptions nouvelles des rapports sociaux.
9h30-11h
Espérances et utopies au XIXe siècle
-Anne Jollet, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Poitiers, « D’un
espoir à l’autre. De l’espoir de l’égalité des droits à celui de l’égalité des jouissances. 1789-
1793 ».
-Nathalie Brémand, Docteure en histoire, directrice de rédaction de la Bibliothèque Virtuelle
sur les Premiers Socialismes (Université de Poitiers), « Expérimentations et changement
social chez les premiers socialistes ».
Animation : David Hamelin
11h30-13h
Périodes de rupture et production des espérances politiques au XXe siècle
-Michel Pigenet, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1 et membre du
Centre d’Histoire sociale du XXe siècle, « Entre rêve et programme : l’avenir sous la plume
des syndicalistes au tournant des 19ème et 20ème siècles ».
-Jacques Girault, Professeur émérite d’Histoire à l’Université de Paris 13, « Mémoires
contrastées des espérances du Front populaire ».
Animation : Romuald Bodin
14h30-16h
La jeunesse, ses révoltes, ses aspirations politiques
-Gérard Mauger, directeur de recherche au CNRS, « Les conditions d’accès à la parole
politique chez les jeunes des classes populaires ».
-Bertrand Geay, Professeur à l’Université de Picardie, Romuald Bodin et Jérôme Camus,
docteurs en sociologie, Nicolas Lefol, doctorant, « Politisation étudiante et espérances
démocratiques ».
Animation : Laurent Willemez
16h30-18h
La contre-culture comme production utopique : le cas des jeunes libertaires
-Simon Luck, ATER en science politique à l’Université de Tours, « Socialisation et pratiques
politiques au sein du mouvement libertaire ».
-Pierig Humeau, ATER en sociologie à l’Université de Poitiers, « La contre-culture punk ».
Animation : Hélène Stevens.
Vendredi 10 avril à 21h : Projection-débat au Dietrich
« Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 » de Alain Tanner.
France, Suisse - 1976 - 110’
Avec Jean-Luc Bideau, Myriam Mézières, Rufus, Myriam Boyer, Miou-Miou.
A Genève, les destins de huit personnes : intellectuels, maraîchère, écologiste, caissière,
enseignant, etc… Une suite de hasards et de circonstances met en présence les huit
personnages. La naissance de Jonas, le fils de Mathieu et Mathilde, cristallise l’amitié du petit
groupe. Lui, peut-être, ne connaîtra pas ce monde où tout se dégrade et se disloque. Pour
l’heure, chacun, avec ses propres moyens, s’emploie à lui préparer autre chose.
Projection suivi d’un débat animé par : Benoît Perraud, Samuel Bouron, Pascal Boissel,
Sophie Orange
Samedi 11 avril de 16h à 18h30 : Projections-débats à l’Espace Mendès-France
Autour des luttes, aspirations politiques et utopies d’aujourd’hui
Animé par : Arnaud Mège, Benoît Perraud, David Sorin, Nathalie Maufras, Isabelle
Taveneau.
- « La Bio-Utopie » de Nathalie Maufras et David Sorin (40min – 2009)
Ce film documentaire explore les voies contrastées qu’emprunte l’agriculture biologique vers
une démarche d’autonomie jusqu’à la rupture radicale avec le modèle dominant, dans une
quête permanente de l’utopie originelle qu’elle porte encore en elle.
- « Nécessaire(s) Territoire(s) » de Benoit Perraud – 21min – 2006
À travers des rencontres à Limoges et à La Rochelle, des images et des sons glanés ici ou là,
une recherche de ce qu’est et ce que peut être le squat, les alternatives, et par là même,
l’utopie.
- 100jours : « 27% » de Benoit Perraud, « 65% » d’Adèle Mees-Baumann et « 100% » de Zoé
Liénard – 3×6min – 2007
Trois courts métrages de la série documentaire 100jours, films réalisés et diffusés les 100
jours précédents les élections présidentielles. Chacun de ces films traite à sa manière le
politique et sa représentation.


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(G.Q.)

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